entre-vues
L'ironie du sort a voulu que cet "après-cauchemar"
annoncé dans mon dernier article
se soit transformé pour moi en véritable drame :
mon père adoré nous a brutalement quittés le 12 juillet.
Parmi toutes les belles images que je garde de lui,
il me reste celle du créateur qu'il fut tout au long de sa vie.
Mon enfance a été baignée de cet univers si singulier
qu'il faisait jaillir de son être au fil de ses tapisseries.
Son oeuvre principale
qu'il tissa à l'aiguille pendant dix ans
s'intitule la tapisserie interrompue.
Il s'agit d'une fresque de laine de 300 mètres de long
qui fait aujourd'hui partie des collections du musée de l'Art Brut de Lausanne ainsi que du patrimoine du musée de la Création Franche de Bègles.
D'autres créations appartiennent au Mad musée de Liège.
Il s'appellait Jacky Garnier,
c'était mon père.
Le fil est interrompu
...
..
.
Dim 22 jui 2007
49 commentaires
Ton père avait beaucoup de talent et tu tiens de lui. Il est des fils qui ne se cassent pas.... bon courage pour la suite de ta vie sans lui à tes côtés.
bellelurette - le 22/07/2007 à 15h43
Merci Bellelurette, je dois trouver ce courage...
Prune K
Tout en rouge et bleu, la tapisserie, c'est curieux car si tu mélanges ces deux couleurs, ça donne du...prune.
Je ne sais jamais trop quoi dire dans ces circonstances si banales et si particulières en même temps. Tu as eu de la chance d'avoir eu un père comme le tien... adorable et talentueux.
GdeB - le 22/07/2007 à 16h21
C'est vrai ça... (les couleurs)
La chance, oui, pour tout cet Amour et toute cette beauté dont il a su combler sa famille...
La chance, oui, pour tout cet Amour et toute cette beauté dont il a su combler sa famille...
Prune K
Chère Prune ,
Ton père sera toujours à coté de toi car la mort n'est rien ...
De tout coeur avec toi chère Prune dans cette épreuve si douloureuse .
Ton père sera toujours à coté de toi car la mort n'est rien ...
"La mort n'est rien,
je suis seulement passé, dans la pièce à côté.
Je suis moi. Vous êtes vous.
Ce que j'étais pour vous, je le suis toujours.
Donnez-moi le nom que vous m'avez toujours donné,
parlez-moi comme vous l'avez toujours fait.
N'employez pas un ton différent,
ne prenez pas un air solennel ou triste.
Continuez à rire de ce qui nous faisait rire ensemble.
Priez, souriez,
pensez à moi,
priez pour moi.
Que mon nom soit prononcé à la maison
comme il l'a toujours été,
sans emphase d'aucune sorte,
sans une trace d'ombre.
La vie signifie tout ce qu'elle a toujours été.
Le fil n'est pas coupé.
Pourquoi serais-je hors de vos pensées,
simplement parce que je suis hors de votre vue ?
Je ne suis pas loin, juste de l'autre côté du chemin."
Canon Henry Scott-Holland (1847-1918), traduction d'un extrait de "The King of Terrors", sermon sur la mort 1910
Quelquefois attribué à Charles Péguy, d'après un texte de Saint Augustin
Quelquefois attribué à Charles Péguy, d'après un texte de Saint Augustin
De tout coeur avec toi chère Prune dans cette épreuve si douloureuse .
Lumi - le 22/07/2007 à 16h35
Merci Lumi,
oui, je le sens encore tout près de moi, mon petit papa...
oui, je le sens encore tout près de moi, mon petit papa...
Prune K
Le fil de la beauté n'est jamais interrompu... tu poursuivais sa tapisserie colorée infinie, point de lumière après point de lumière, et tu la poursuivras bien sûr, cette oeuvre de l'univers,
Je dois rencontrer brièvement pour la première fois Julien Gracq chez lui à Saint-Florent, théoriquement fin août, et je repense souvent à ce qu'il a confié - à 97 ans - au journaliste du Magazine Littéraire : "Seule la vie vaut qu'on s'en préoccupe"...
Or, je crois que pour ton père comme pour Monsieur Poirier et comme pour tant d'autres d'entre nous, la vie est synonyme de mystères et de beauté qui nous permettent d'être VRAIMENT ensemble... pour retrouver un peu du monde enchanté de notre enfance... par l'expérience spirituelle de l'art, sans doute...
... par un état modifié de notre conscience ?
Et je repense aux fées des cheminées, à cette enfance magicienne avec ton père et ta soeur, ce commentaire enchanteur que tu nous avais laissé...
Amitié & tendresse à toi, comme à tous tes proches.
Parce que chaque instant, tout comme chaque être, chaque chose... est unique
... ce que tu nous as inscrit ici en introduction - un beau point de rencontre entre nous... et les mots me manquent aussi... Je dois rencontrer brièvement pour la première fois Julien Gracq chez lui à Saint-Florent, théoriquement fin août, et je repense souvent à ce qu'il a confié - à 97 ans - au journaliste du Magazine Littéraire : "Seule la vie vaut qu'on s'en préoccupe"...
Or, je crois que pour ton père comme pour Monsieur Poirier et comme pour tant d'autres d'entre nous, la vie est synonyme de mystères et de beauté qui nous permettent d'être VRAIMENT ensemble... pour retrouver un peu du monde enchanté de notre enfance... par l'expérience spirituelle de l'art, sans doute...
... par un état modifié de notre conscience ?
Et je repense aux fées des cheminées, à cette enfance magicienne avec ton père et ta soeur, ce commentaire enchanteur que tu nous avais laissé...
Amitié & tendresse à toi, comme à tous tes proches.
dourvarc'h - le 22/07/2007 à 16h38
Merci à toi cher Dourvac'h pour ce beau commentaire ainsi que pour ta tendresse.
Reçois en retour mon amitié.
Reçois en retour mon amitié.
Prune K
L'oeuvre de ton père me rappelle étrangement le monde du peintre Camille Claus, ami du romancier André Dhôtel... la même pureté... les chevaux... le fil des fées invisible... et ce bleu du fond des mers...
dourvarc'h - le 22/07/2007 à 17h37
J'ai choisi là des images douces et tendres... à l'image de mon père, mais sa tapisserie comporte aussi des images plus violentes.
Je ne connais pas Camille Claus.
Je ne connais pas Camille Claus.
Prune K
Perdre son papa, talentueux ou pas, c'est toujours une épreuve... courage, il sera toujours un petit peu à côté de toi... tu ne le verras plus... mais il t'accompagnera....
Lynette:
- le 22/07/2007 à 20h16
- le 22/07/2007 à 20h16
Tu as raison, merci Lynette pour ces mots...
Prune K
Comme je suis confus de t'avoir cru en vacances. Comme Grenouille, je suis aussi désarmé devant la douleur d'une amie, et les mots me manquent, alors pense fort à lui, comme je le fais depuis 92 lorsque que le mien m' a quitté. En tant que père et artiste les raisons qu'il ne quitte pas ton coeur sont nombreuses. Amitiés Prune je t'embrasse.
Gerard Mery - le 22/07/2007 à 20h26
C'était bien légitime de me croire en vacances Gérard, vu la période...
Les pensées... oui, et l'Amour imperrissable,
c'est ce qui reste de vivant...
Je t'embrasse aussi.
Les pensées... oui, et l'Amour imperrissable,
c'est ce qui reste de vivant...
Je t'embrasse aussi.
Prune K
Son oeuvre est fascinante. je ne sais pas quoi te dire. je resterai donc silencieuse.
jeanne - le 22/07/2007 à 21h45
Merci pour ta présence Jeanne, elle est précieuse, même silencieuse.
Prune K
Difficile ....
De savoir quoi dire. Ou quoi faire pour t'aider.
Ton père avait vraiment du talent .... Quelque chose de naïf et de pur dans ces motifs... de la délicatesse. Le ciel ne paraissait pas être son ennemi.
Je t'embrasse trés fort.
( je t'ai envoyé un mail )
De savoir quoi dire. Ou quoi faire pour t'aider.
Ton père avait vraiment du talent .... Quelque chose de naïf et de pur dans ces motifs... de la délicatesse. Le ciel ne paraissait pas être son ennemi.
Je t'embrasse trés fort.
( je t'ai envoyé un mail )
Marie Claire - le 22/07/2007 à 21h55
Tu as senti l'essence de son être. Il était tel que tu le dis...
Merci pour ton mail, je vais te contacter très bientôt,
en attendant, je t'embrasse aussi très fort.
Merci pour ton mail, je vais te contacter très bientôt,
en attendant, je t'embrasse aussi très fort.
Prune K
Mes pensées t'accompagnent très sincèrement ma chère Prune , comme tous nos ami(es) de blog, les mots sont difficiles en de telles circonstances, mais ce sentiment de douleur, de détresse, la perte d'un être cher, un père chéri, j'y suis passée et je comprends. Reçois toute mon amitié . Je t'embrasse très fort.
josie - le 22/07/2007 à 22h02
Je t'embrasse aussi petite Josie,
Ton amitié, tout comme celle des ami(e)s bloggueu(r)s(es)
allège un peu mon chagrin...
à très bientôt.
Ton amitié, tout comme celle des ami(e)s bloggueu(r)s(es)
allège un peu mon chagrin...
à très bientôt.
Prune K